Alors que les cybermenaces explosent et se sophistiquent à grande vitesse, les experts tirent la sonnette d’alarme ! Dans son dernier rapport, publié en marge du Forum InCyber, InterCert France dresse un constat sans appel : les attaques informatiques en France gagnent en organisation… et en efficacité. Mais bonne nouvelle, des leviers existent pour limiter la casse.
Une cybermenace devenue massive… et stratégique
Ce n’est plus une simple impression : les attaques informatiques se multiplient et deviennent de plus en plus complexes. En analysant 366 incidents, InterCert France met en lumière une réalité frappante : la majorité des attaques sont dites « opportunistes ». Autrement dit, les cybercriminels frappent dès qu’une faille apparaît.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- 15 jours en moyenne pour détecter une attaque (!)
- 17 jours de durée moyenne d’un incident
- 1 attaque sur 3 vise le vol de données
- 1 attaque sur 3 repose sur un rançongiciel
Un cocktail explosif qui montre à quel point les organisations restent vulnérables.
Des hackers plus discrets… et plus patients
L’une des tendances les plus inquiétantes ? Le « pré-positionnement ». Derrière ce terme technique se cache une réalité glaçante : certains attaquants s’infiltrent dans les systèmes… puis attendent.
Silencieux, invisibles, ils exploitent une faille pour s’installer durablement. Cette stratégie, souvent attribuée à des acteurs étatiques, permet d’être prêt à agir au moment opportun. Une logique proche de l’espionnage numérique.
D’ailleurs, l’ANSSI avait déjà alerté sur ce phénomène.
Rançongiciels : une menace sérieuse, mais pas inévitable
Contrairement aux idées reçues, tout n’est pas perdu face aux ransomwares. Les experts le rappellent : il existe une fenêtre de tir !
Entre l’intrusion et le chiffrement des données, plusieurs jours peuvent s’écouler. Durant cette période, les attaquants sont actifs… donc détectables.
Conclusion : avec les bons outils et des équipes formées, il est possible de stopper une attaque avant qu’elle ne fasse des dégâts irréversibles.
Sécuriser les identités : la priorité numéro un

C’est LE point critique souligné dans le rapport : les identités numériques sont devenues la porte d’entrée principale des cyberattaques.
En 2025, l’exploitation de comptes légitimes est même la technique la plus utilisée par les hackers !
Les recommandations sont claires :
- Activer l’authentification multi-facteurs (MFA)
- Limiter les droits d’accès au strict nécessaire
- Surveiller les connexions suspectes
- Réviser régulièrement les autorisations
Un compte compromis peut suffire à faire tomber toute une organisation… Oui, à ce point-là !
Sauvegardes et outils EDR : les boucliers indispensables
Face aux rançongiciels, un réflexe simple peut tout changer : la sauvegarde.
Des sauvegardes fiables, à jour et isolées permettent :
- de restaurer rapidement les systèmes
- de limiter l’impact financier
- de vérifier les fuites de données
Autre outil incontournable : les solutions EDR (Endpoint Detection and Response). Ces logiciels surveillent en temps réel les comportements suspects sur les postes informatiques.
Couplés à d’autres systèmes (pare-feu, annuaires), ils permettent de détecter plus vite… et mieux !
Pour approfondir les bonnes pratiques en cybersécurité, vous pouvez consulter les recommandations officielles sur ANSSI via les guides de cybersécurité de référence.
Sensibilisation : l’humain reste le maillon faible
On l’oublie trop souvent… mais la cybersécurité, ce n’est pas qu’une affaire de technologie.
Le facteur humain reste déterminant :
- vigilance face au phishing
- utilisation de gestionnaires de mots de passe
- séparation stricte entre usages pro et perso
Un simple clic peut suffire à déclencher une attaque. Et pourtant, avec de la formation et de la pédagogie, ces erreurs peuvent être largement évitées.
FAQ : comprendre les cybermenaces en 2026
Les comptes utilisateurs compromis. C’est aujourd’hui la méthode la plus répandue pour infiltrer un système.
En moyenne, 15 jours. Un délai encore trop long qui laisse aux attaquants le temps d’agir.
Non ! Avec une bonne détection et des outils adaptés, il est possible de stopper l’attaque avant le chiffrement.
Elle ajoute une couche de sécurité supplémentaire, même si un mot de passe est compromis.
Une combinaison de plusieurs mesures : MFA, sauvegardes, EDR, formation et surveillance continue.



